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Techniques mixtes ou par enrochement

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Choix de la technique

Les techniques de protection des berges incluant des matériaux non végétaux comme des enrochements sont à utiliser avec précaution. En effet, ces enrochements peuvent engendrer des phénomènes mécaniques de report d’érosion en amont, en aval ou sur la berge? opposée. Ils sont à réserver aux sites très impactés par l’érosion : ceux menaçant des ouvrages construits (murs, ponts, habitations, routes, etc...) après une étude des causes du processus d’érosion.

L’utilisation de technique mixte fait appel à la fois à la pose d’enrochements (par exemple en pied de berge?), et de techniques végétales en haut de berge (ensemencement, plantations, etc...) avec une hauteur d’enrochement? dépendante de la stabilité du fond de rivière, du niveau moyen des eaux, de la composition de la terre en berge (remblai, terre végétale, glaise, etc...). Cette technique peut être un bon compromis dans les zones à forte érosion et dans les cas de création de nouvelles berges, suite à des travaux de réduction du gabarit de la rivière par exemple.

L’enrochement total de la berge (du pied à la crête) est réservé aux berges fortement érodées, en appui direct sur des ouvrages : habitations, voiries, ponts et particulièrement dans les méandres subissant la dissipation d’énergie de l’eau (en crue?). Il sera privilégié dans ce cas un profil le plus ouvert possible (ou galbe) afin de ne pas créer un plan vertical qui renverrait le flux d’eau, par ricochet, sur la berge opposée. Le gabarit des enrochements sera choisi en fonction de la dynamique du cours d’eau, de la stabilité du fond et des berges, du processus d’érosion en cours.

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Cas du piétinement par le bétail

En ce qui concerne le piétinement des berges par le bétail, le Syndicat, dans le cadre du programme C.T.M.A. peut réaliser des travaux d’aménagement? de points d’abreuvements des bovins (technique de la pompe à nez, abreuvoir gravitaire) avec obligatoirement, la pose d’une clôture électrique ou barbelé en haut de berge? afin d’exclure le piétinement de la crête de berge.

Pompe à nez
Pompe à nez
Pompe à nez à bovins montée sur son support en bois
Crédits : Syndicat de Bassin du Vicoin
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Les descentes aménagées en empierrement et en bois ne sont plus réalisées par le Syndicat (lire le dossier étude bilan du CRE sur ce point) : leur efficacité est moindre, leur durée de vie est variable et le piétinement du bétail sur la berge ne cesse pas. De plus, cet aménagement est plus coûteux (entre 700 et 1100 euros H.T. par unité).

Après construction, le propriétaire (ou le locataire) est responsable de l’entretien et du bon fonctionnement de l’aménagement.

A noter

Certaines techniques peuvent s’avérer coûteuses ! Le Syndicat s’attache donc à choisir la technique permettant la meilleure efficacité au moindre coût.

Pose_d_un_geotextile_drainant_en_retrait_des_enrochements
Pose_d_un_geotextile_drainant_en_retrait_des_enrochements
Ce type de géomembrane est recommandé pour stabiliser les berges dont les matériaux constitutifs sont peu cohésifs (ici des remblais très friables)
Crédits : Syndicat de Bassin du Vicoin
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